martes, 18 de diciembre de 2012

Recordando a Mevlanâ Rûmî

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Compte rendu synthétisé de la journée du 02 décembre 2012


Le 2 décembre 2012, à Paris, l' association " Les Amis d'Eva de Vitray Meyerovitch" a proposé à trois spécialistes de présenter trois éclairages sur le poète mystique de langue persane, Rûmî, et l‘influence de son œuvre aujourd’hui. Voici une synthèse de cet après-midi chaleureux où un public nombreux et motivé est venu écouter Fra Alberto Ambrosio, Eric Geoffroy et Leili Anvar.

Dominicain, spécialiste du soufisme ottoman, Fra Ambrosio rappelle tout d’abord que les 325 confréries soufies furent interdites par Attatürk en 1925 en Turquie. En 1926 le couvent de Konya est transformé en musée, mais les confréries seront persécutées jusqu’en 1940, et particulièrement l’ordre des Naqchbandis. En 1950 la République turque fait de Rûmî ( ob.1273) l’un des deux héros turcs, avec Yunus Emré. Les soufis font alors peu à peu surface par le biais d’associations et de fondations.Selon Fra Ambrosio il faut considérer l’héritage de Rûmî à plusieurs niveaux. Au niveau zéro c’est l’exploitation commerciale de Rûmî et des derviches tourneurs. Puis le niveau des associations, qui s’adressent au grand public et enfin le troisième niveau, celui de la tradition mevlevie, destinée aux disciples qui s’engagent dans cette voie. Les maîtres spirituels de la voie sont les descendants, par un lien plus ou moins solide, de Mevalana, via les Tchelebi.Bien différenciés, ces niveaux peuvent être poreux cependant. Le soufisme culturel reste prédominant, actuellement l’héritage de Rûmî passe par des œuvres littéraires ou artistiques qui ont leur importance.

L’Unicité de l’êtreIslamologue, enseignant aux universités de Strasbourg, Barcelone et Louvain, Eric Geoffroy a eu la chance de connaître Eva de Vitray dans les années 80. Selon lui, dans son introduction au Mathnavi, l’œuvre majeure de Rûmî, Eva de Vitray, sa traductice du persan au français avec Mortazavi, met en avant la wahdat el wujud : « L’unicité de l’être est la charpente de l’exposé de Rûmî par Eva » a souligné Eric Geoffroy. Les créatures et le Créateur ne font qu’Un, comme le dit Rûmî : « notre Mathnavi est la boutique de l’Un ».Cette notion de l’Unicité lui a permis de comparer la pensée de Rûmî avec celle d’Ibn Arabî ( 1165-1241), que le poète aurait rencontré à Damas, par l’intermédiaire d’El Qonawi, beau-fils d’Ibn Arabî et ami de Rûmî.Pour le Cheikh el Akbar, le seul être existant est Dieu et la création n’a pas d’être propre si ce n’est l’être divin qui lui est prêté. Donc, tout est relié, nous ne sommes pas autonomes, et la création, comme les théophanies, est en perpétuel renouvellement ( tajdid el haqq).Chez Rûmî, l’accent est mis sur l’illusion de la permanence du monde, comme dans le bouddhisme. Continuité et multiplicité ne sont qu’apparentes et l’unité est intégrée par le dépassement de la dualité, par le moyen de l’amour humain, métaphore de la soif métaphysique.L’amour est une ruse divine ( hila) qui exprime la nostalgie de l’exil et la mort est conçue comme une délivrance, ou des noces, qu’elle soit mort physique ou fana, extinction, dépassement du moi.Opposé au ‘ilm el kalam, Rûmî se rapproche de Hallaj. Il donne la primauté à la supra-raison et met en doute le sens rationnel.

Lyrisme mystiqueAprès un intermède musical proposé par Béatrice Lalanne, de Terra Maïre, qui a interprété a capella et en langue d’Oc un chant de troubadour du XIIème siècle, Leïli Anvar, maître de conférence à l’Inalco et chroniqueuse dans l’émission « Racines du ciel » sur France Culture, avec Frédéric Lenoir, a fait porter sa réflexion sur les raisons de lire Rûmî aujourd’hui. Elle a d’abord rappelé que l’objectivité officiellement exigée par l’université, pour qui l’objet d’étude doit être séparé du chercheur, est un non sens quand il s’agit de Rûmî, par exemple. « Si la littérature ne nous change pas, ce n’est pas la peine de l’étudier », dit Leïli Anvar.C’est après la rencontre avec Chams de Tabriz que Rûmî devient un poète lyrique. Pour lui, la poésie tient lieu de révélation, il y a une puissance alchimique de la parole.Puis elle cite ensuite deux contes du Mathnavi, celle du marchand et son perroquet d’abord, cet oiseau étant porteur d’un symbolisme profond, comme le rossignol représente le poète, celui de l’âme et aussi du maître spirituel.L’histoire du chasseur de serpent qui la terrifiait dans son enfance ( elle est franco-iranienne) parle, dit-elle, du moi impérieux, qu’il convient de combattre ( c’est le grand djihad) dans l’islam, et le soufisme met l’accent sur ce combat. Il faut être un Moïse ( un homme de loi) pour tuer ce serpent ou plutôt ce dragon.Leïli Anvar a tenu à faire la différence entre le moi qui se constitue en tant qu’identité et l’égo qui se fait des illusions sur sa propre importance. Il convient d’être témoin ( chahid) de ce que l’on dit.La logique recherchée dans le soufisme est de dépasser les antagonismes : c’est oui et non à la fois….Le Masnavi en persan, c’est l’essence de l’essence du Coran.

Propos rapportés synthétisés par Clara Murner, les Amis d’Eva de Vitray

Rumi's "Wedding Night"

by Ibrahim Gamard, 12/98 (revised 12/00, 11/02, 12/08)

The night of December 17, is the (solar) anniversary of the death of Jalâluddîn Rûmî, who died in 1273 in Konya, Turkey (which for many centuries had been known as "Rûm," the Anatolian peninsula long ruled by "Rome," meaning the Eastern Roman, and then Byzantine, Empire). The observance of the anniversary of a sufi saint is called (in Arabic), `urs, which means "wedding," because the saint is believed to have attained "union" (or utmost nearness together with other saints and the prophets) with God, the Only Beloved. The `urs of a sufi saint is normally celebrated according to the Islamic lunar calendar (according to which Rumi died on 5 Jumâdî II 672 AH-- occurring next on the evening preceding April 15, 2013, then April 5, 2014, then March 25, 2015). However, due to the Westernization of the calendar in Turkey, Rumi's `urs has been celebrated on the equivalent solar calendar date, not only in Turkey, but in many Western countries.

In Turkey, the night of Rumi's `urs is called Sheb-i Arus or "Wedding Night" (the correct Persian would be "Shab-é `Arûsî," except that this is an unfamiliar term in Iran, and the celebration of the anniversaries of the deaths of sufi saints has not been practiced there for a number of centuries).

Many sufi gatherings of various kinds will be mentioning the name of this saint on this night, praying that the blessings of God be upon his soul, and celebrating his "Wedding Night" by the "Whirling Prayer Ceremony" (Samâ`) of the Mevlevi ("Whirling Dervish") Sufi order, recitation of his poetry, and sufi prayer chanting, zikru 'llâh-- "remembrance of God."

The following is a summary and partial translation from the hagiography of Rumi, "Manâqibu 'l-`ârifîn" (The Glorious Talents and Abilities of the Knowers of God, chapter 3, section 579, written in Persian by Shamsuddîn Ahmad Aflâkî (died, 1353): Aflâkî relates (pp. 587-590) that when Mawlânâ ("our master," in Arabic) was on his death bed, he quoted the following verse from the Qur'an: "Do as you are commanded, (for) you will find me, God willing, among those who are patiently submitting" (Q. 37:102). He asked for a basin of water, in which he put his feet, and from time to time rubbed water on his chest and forehead and recited some poetry. Then some minstrels came in and sang this quatrain of Rumi's, in bitterness of the coming separation:

(My) heart bears suspicion toward you, (when) far away from you,
That (is) also because of its weakness (which) it bears, (when) far away from you.
There is) bitterness in the mouth of every bitter-hearted person;
Sugar itself bears a grudge toward you, (when) far away from you.

del bar tô gomân-é bad bar-ad dûr az tô
w-ân nêz ze-Za`f-é khwad bar-ad dûr az tô
talkhê ba-dahân-é har delê Safrâ'î
khwad bar tô shakar Hasad bar-ad dûr az tô

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 of Rumi's Quatrain No. 1533 (c) by Ibrahim Gamard and Ravan Farhadi, from "The Quatrains of Rumi," Sufi Dari Books, 2008, p. 159

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After this poem was sung, those who were present wailed and wept. Mawlânâ responded, "Yes, it is (just) as (my) friends are saying. But if the house is being destroyed, what is the benefit (of wailing and weeping)? . . . My friends are drawing me (to) this side, and Hazrat-é Mawlânâ Shamsudîn [Shams-é Tabrîz] is calling me (to) that side." He quoted the verse, "Respond to God's summoner and believe in Him" (Qur'an 46:31). He then told his son, Sultân Walad to go lay his head down to get some rest, for the latter had been sleepless and sobbing constantly. When his son had put his head down, Mawlânâ composed his last poem to console him:

Go lay (your) head on the pillow (and sleep). Leave me (to be) alone; leave me (to be) ruined, night-wandering, and afflicted.

I am alone with a wave of passion, from night until day. If you wish, come with mercy; if you wish, go (and) be harsh.

Escape from me, so that you may not also fall into affliction! Choose the path of safety (and) shun the path of affliction.

With the tears of (my) eyes, I have crawled into the corner of sorrow. Grind the mill hundreds of times upon the tears of my eyes.

For me there is an oppressor who has a heart like a hard rock. He kills, (and) nobody tells him to arrange payment of the blood- price!1

For the king of the beautiful-faced ones, loyalty is not necessary. (But) you be patient and faithful, O sallow-faced lover!

It is a pain for which there is no remedy except to die. So how can I ask that this pain be cured?

Last night I dreamed of an elder in the lane of Love: he gestured to me with (his) hand, (meaning) "Make (your) aim (to come) to me."

If there is a dragon on the road, Love is like an emerald (which will blind it); drive away the dragon with the (green) flash of this emerald!

Stop, since I am losing myself!2 If you are (a man) of abundant knowledge, recite the History of so-and-so3 (and) admonish so and so!

Persian text below)4

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--Translation of Rumi's Ghazal No. 2039 from the Persian by Ibrahim Gamard, 12/98; revised 12/00 (with gratitude for Arberry's 1979 British translation) (c) Ibrahim Gamard (translation, footnotes, & transliteration)
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Sometime during the night after composing this poem, Mawlânâ died. It was the night of December 17, 1273, Sunday, the fifth of the Islamic lunar month, Jumâda 'l-âkhir, A.H. 672.

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Summary and translation from Aflâkî by Ibrahim Gamard (This account was also translated by O'Kane, "The Feats of the 'Knowers of God," 2002, pp. 403-04

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Prayer for Mawlânâ:

A disciple of Mawlânâ's named Ikhtiyâru 'd-dîn "...saw in a dream that God-- may He be glorified and exalted-- gave a prayer [du`â] for the deceased [Mawlânâ Jalaluddin Rumi] with this expression:

"O Allah, be merciful and kind toward my chief, my reliance, my shaykh, the place of the spirit in my body, the provision of my today and tomorrow, and Our Master [Mawlânâ], the Glory [Jalâl] of the Truth [ul-Haqq] and the Religion [ud-Dîn]! And upon his fathers, his ancestors, his mothers, his children, his successors, and his followers until the Day of Resurrection!"

allâhumma 'arHam wa taHannan `alà sayyidî wa sanadî wa shaykhî
wa makâni 'r-rûHi min jasadî wa Zakhîrati yawmî wa ghadî wa
mawlânâ jalâlu 'l-Haqq wa 'd-dîn wa `alà âbâ'i-hi wa ajdâdi-hi wa
ummahâti-hi wa awlâdi-hi wa khulafâ'i-hi wa atbâ`i-hi ilà yawmi
'l-qiyâmah.

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--from Aflaki, "The Glorious Talents and Abilities of the Knowers of God" [Manâqibu 'l-`ârifîn], I, p. 380 (Chapter 3, section 311), translated and transliterated by Ibrahim Gamard. (See also the translation by John O'Kane, "The Feats of the Knowers of God," 2002, p. 262.)

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Final Mevlevi Prayer [golbâng] Recited in Turkish on Mawlânâ's "Wedding Night":

"May this noble occasion be favorable and blessed, may good things be revealed, may evils be (kept) distant! May the lordly Wedding Night, the arrival to the Glorious Private Palace (of God),
the holy right of the great lord (Mevlânâ) in regard to (receiving) the favor of an exalted (spiritual) station, and the abundant favors of the exalted spiritual ones (and) in regard to all the followers-- (all) be complete and universal! For the sake of the (blessed) words [dam] of our Venerable Master, the secret [sirr] of Shams-é Tabrîz, the nobility and generosity of Imâm `Ali, let us say: 'Hû!

Vakt-i sherif hayrola; hayIrlar fethola; sherler def'ola; leyle-i arûs-I rabbânî, vuslat-I halvet-serây-i sübhânî, hakk-I akdes-i Hudâvendgârîde an-be ân vesîle-i i'tilâ-yI makaam ve fuyûzât-I rûhâniyyet-i aliyyeleri cümle peyrevânI hakkInda shâmil ü âmmola. Dem-i Hazret-i Mevlânâ, sIrr-I Shems-i Tebrîzî, kerem-i Imâm-I Alî, Hû diyelim: Hûûûûûû!

--from Golpinarli, "Mevlevi âdâb ve ErkanI," 1963, p. 104, translated by Ibrahim Gamard

May the blessings of the `Urs of Hazret-i Mevlana Jalaluddin Muhammed Rumi be upon all those who have been increased in love of God through his mystical poetry!

Ibrahim Gamard

(See also "On The Day of My Death" and "If Wheat Comes Up From My Grave" "in the "Odes" section of this website.)


Notes

1blood-price: payment which the murdered person's family can ask in court from the family of the murderer, in lieu of execution.

2losing myself [bê-khwodî]: also means bereft of self, beside myself, bereft of my senses, enraptured.

3(recite the history of so-and-so: a history book by some well-known person. This final line may be understood as aluding to silence, a common theme of Rumi's final lines in many ghazals: "If you possess a lot of knowledge, then talk about it; my journey is into the great Silence that begins at the moment of death."
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4raw sar be-neh ba-bâlîn, tan-hâ ma-râ rahâ kon
tark-é man-é kharâb-é shab-gard-é mubtalâ kon
mâ-yêm-o mawj-é sawdâ, shab tâ ba-rôz tan-hâ
khwâh-î be-y-â ba-bakhshâ, khwâh-î be-raw jafâ kon

az man gorêz! tâ tô ham dar balâ na-y-oft-î
be-g'zîn rah-é salâmat, tark-é rah-é balâ kon
mâ-yêm-o âb-é dîda, dar konj-é gham khazîda
bar âb-é dîda-yé mâ Sad jây-é âseyâ kon

khîra-koshê-st mâ-râ, dâr-ad delê chô khârâ
be-k'sh-ad kas-ash na-gôy-ad: "tadbîr-é khûn-bahâ kon"
bar shâh-é khôb-rôy-ân wâjib wafâ na-bâsh-ad
ay zard-rôy-é âshiq, tô Sabr kon, wafâ kon

dardê-st ghayr-e mordan ân-râ dawâ na-bâsh-ad
pas man che-gûna gôy-am k-în dard-râ dawâ kon?!
dar khwâb-é dôsh pîrê dar kôy-é `ishq dîd-am
bâ dast ishârat-am kard ke `azm-é sôy-é mâ kon

gar azhdahâ-st bar rah `ishqî-st chôn zumurrud
az barq-é în zumurrud hîn, daf`-é azhdahâ kon
bas kon ke bê-khwod-am man w-ar tô honar-afzây-î
târîkh-é bu `alî gô tanbih-é bu 'l-`alâ kon



(meter: XXoX oXX XXoX oXX)



viernes, 14 de diciembre de 2012

El gran Maestro Ravi Shankar, nos ha dejado

El gran intérprete de sitar Pandit Ravi Shankar dejó este mundo el 11 de diciembre.


Shankar Family Statement:


It is with heavy hearts we write to inform you that Pandit Ravi Shankar, husband, father, and musical soul, passed away today, December 11th, 2012.

As you all know, his health has been fragile for the past several years and on Thursday he underwent a surgery that could have potentially given him a new lease of life.

The surgeons and doctors - Dr. Robert Brunst, Dr. Scott Eisman, and Dr. Martin Charlat - all did tremendous work and the procedure was successful. However, the condition of his lungs just made the recovery difficult. We were at his side when he passed away.

We know that you all feel our loss with us, and we thank you for all of your prayers and good wishes through this difficult time. Although it is a time for sorrow and sadness, it is also a time for all of us to give thanks and to be grateful that we were able to have him as a part of our lives. His spirit and his legacy will live on forever in our hearts and in his music.





sábado, 17 de noviembre de 2012

Caràcter xinès: La novena viuda

Caràcter xinès: La novena viuda: Geling Yan. La novena viuda. Alfaguara, 2011. 420 pàgines. Títol original: 第九个寡妇. Traductor: Nuria Pitarque. Heus ací una altra novel·...

jueves, 15 de noviembre de 2012

Dos propuestas de colaboración en proyectos artísticos

En estos tiempos es claro que, aunque está muy bien eso de alabar la iniciativa empresarial a pequeña escala, también es cierto que para los pequeños no es tan sencillo conseguir algo tanto fundamental como un capital. Así es que sirva esta entrada como un granito de aportación para estas chicas:

1ª Propuesta: "4 bodas y un liminal"

¿Quieres ser mecenas en nuestra obra de teatro "4 Bodas y un Liminal"?

Se estrenará el 12 de Febrero de 2013 en el Antic Teatre de Barcelona.

Conoce nuestro proyecto de danza para reflexionar sobre el matrimonio y las bodas para Liminal Gr con Magical Bollywood dirigidas por Monica Arjona Soria y junto a Eliana Ruiz y Elisabet Roselló. Puedes aportar el dinero que quieras.

...

Las aportaciones pueden ser de 8€, 15€ , 30€ o 60€ y puedes aportar las veces que quieras. Sólo debes registrarte con tu email y hacer la compra a través de tu tarjeta de crédito.

** La aportación de 8€ incluye: Entrada a "4 bodas" + Mención en los créditos de la web.

** La aportación de 15€ incluye: Entrada a 4 Bodas + Mención en los créditos en la web+ Chapa Liminal

** La aportación de 30€ incluye: Entrada a "4 bodas" + Mención en los créditos en la web + DVD del espectáculo firmado por Uchronic.

** La aportación de 60€ incluye una Clase gratuita para dos personas de danza tribal fusión, + Entrada a "4 bodas" + Mención en los créditos en la web.

Para ser mecenas aporta aquí y busca la obra "4 BODAS Y UN LIMINAL": http://www.verkami.com/projects/3395


Ayúdanos con la difusión. ¡Gracias! 4 BODAS Y UN LIMINAL

Espectáculo de danza
Tres perspectivas diferentes sobre las bodas con un enfoque orientalista a la vez que contemporáneo, una propuesta de danzas orientales fusión contemporánea (tribal fusión) y danzas hindúes en la que participarán miembros de las compañías Uchronic Nomads (Barcelona) y Magical Bollywood (Barcelona).

El espectáculo se divide en 3 partes:

La primera es un número con un toque cómico que nos habla sobre la visión de la boda como símbolo anacrónico y romanticoide. Una idealización arcaica occidental sobre la obligación de la mujer a casarse como meta vital. Estará inspirado en una estética victorianizante y eduardiana.

La segunda es un número creado por Magical Bollywood, compañía profesional de danzas hindúes que aporta su experiencia en actuaciones en bodas hindúes en Cataluña, que nos habla desde la perspectiva de otra cultura (una visión orientalista) de la obligación de la mujer a contraer matrimonio con alguien que no conoce contra su voluntad, con la presión social que conlleva. Una pieza de danza Bollywood con toques tradicionalistas.

Finalmente, la tercera nos habla de una nueva idealización del matrimonio. Un matrimonio sin contrato, un matrimonio simbólico entre dos personas que voluntariamente deciden unir sus vidas.

2ª Propuesta: Monstruos, bichos y princesas
 
Descripción del proyecto:

"Monstruos, bichos y princesas: 33 proyectos originales para niños a partir de 0 años" es el titulo que tendrá nuestro libro de proyectos. Colas de monstruos, toallas para princesas, mochilas para aventureros, sacos de dormir,... y muchos más!

¿DE DONDE NACE LA IDEA?

La idea nace de Joana, cuando tenía 3 años, le confeccioné un saco de dormir parecido a los que presentamos en el libro. En un principio pensé que sólo lo utilizaría cuando fuese de colonias con el cole. Por supuesto se los llevó de colonias para pasmo y envidia de sus amiguitos. Lo cierto es que el saco ha hecho muchísimos kilómetros y ha acompañado a Joana numerosas noches, pues se ha convertido en su refugio cuando salimos de casa.

Si lleva su saco puede ir a dormir a cualquier sitio; si vamos a cenar con los amigos y sabemos que terminaremos tarde, mientras tenga su saco-monstruo no tiene problemas, y si se duerme, la cogemos en brazos dentro de su saco y la ponemos directamente en la sillita del coche y no coge frio… Al final ha resultado la mejor y más utilizada pieza de todas las que le he hecho.

Por eso, el hilo conductor de todo el libro son los sacos de dormir, a partir de estos nacen los otros proyectos: algunos de decoración, otros para salir a la calle y algunos para que los niños jueguen e imaginen.

LOS PROYECTOS

Hemos trabajado con telas lisas y también con una colección (Línea Joven de Westfalenstoffe) ya que se pueden encontrar siempre en las tiendas.

El hilo conductor del libro son 7 sacos de dormir distintos, que puedes confeccionar en el tamaño que quieras.

Todos los proyectos están diseñados por nosotras y con instrucciones muy fáciles para que todo el mundo pueda seguirlas.

EL LIBRO

68 páginas a todo color (4 tintas)
28 cm x 28 cm cosido
Tapa cartón
Incluye hoja desplegable con patrones

El libro consta de 33 proyectos, 13 de ellos dirigidos a niños hasta los dos años, 15 para niños de 3 a 7 años y 5 para niños a partir de 8 años.


Y ESTO, ¿COMO FUNCIONA?:

Para conseguir editar e imprimir el libro necesitamos tu ayuda.

El dinero recaudado, si conseguimos el objetivo, servirá para editar y hacer una tirada de 600 ejemplares. También servirá para enviar las recompensas del crowdfunding.

Ya hemos realizado todas las muestras y tenemos casi terminadas las instrucciones y patrones. Nos falta maquetar y editar el libro. Si conseguimos la financiación, nos pondremos a ello y podrás disponer del libro sobre el 15 de Marzo, tanto para la edición física como digital.

Si decides financiarnos comprando alguna de las muestras del libro que hemos puesto a la venta, intentaremos que las tengas antes de navidades.

Como sabes, sólo se cobrará el dinero que aportes para el crowdfunding si llegamos al objetivo final.


 


sábado, 10 de noviembre de 2012

Itíneris Mundi: Cinematografía sobre Africa

Itíneris Mundi: Cinematografía sobre Africa: Francia y las colonias: Brazza ou l'épopée du Congo Film (France) (90 min) (1939). Réalisation : Léon POIRIER. Production : DOCUMENTS ...

viernes, 2 de noviembre de 2012

Itíneris Mundi: III CONCURSO FOTOGRAFÍA ·"OBJETIVO AFRICA"

Itíneris Mundi: III CONCURSO FOTOGRAFÍA ·"OBJETIVO AFRICA":   Casa África convoca el III Concurso Fotográfico 'Objetivo África' bajo la temática África en Verde , coincidiendo con el ...

MUJERES EN LA HISTORIA: ISABELLE EBERHARDT

Nace el 17 de febrero del 1877 en Ginebra, hija ilegitima de Natalia Nicolaevna Eberhardt, de carácter rebelde y firme mostró desde muy joven un vivo interés por los viajes y los idiomas, y se dedica a estudiar la lengua árabe, entre los numerosos libros que adquiere se encuentra un manual del arabista, algunos ensayos sobre el Islam del siglo XIX y una gramática cabila.

En el 1985 escribe su primer ensayo “Visions du Moghreb” bajo el pseudónimo de Nicolas Podolinsky que será publicado en la Nouvelle Revue Moderne.

Su hermano, Augustin huye a Argelia y se enrola en la legión extranjera, Isabelle intenta dar con él y entre sus contactos encontrará a Eugène Letord, oficial francés en Argelia con quien mantendrá correspondencia bajo el nombre de Nadia, también iniciará correspondencia con Abu Naddara, un literato egipto, arabista que vivía en Paris. Isabelle le enviará misivas en árabe clásico pidiendo al “venerable shaij” su parecer sobre sus trabajos de traducción del ruso al árabe, le escribirá bajo el nombre de I. De Moerder y le enviará una foto en traje de hombre. Seguirá correspondencia también con un joven tunesino de familia noble, Ali Abdul Wahhab, cuyo padre era gobernador de Mahdia, Isabelle se escribirá con él bajo el nombre a veces de Nicolas Podolinsky, a veces como Mariam.

domingo, 28 de octubre de 2012

"BROTHERS" de Yu Hua

1.1 Introducción


Hua, Yu (2009) Brothers, Seix Barral Biblioteca Formentor, Editorial Seix Barral, S.A.: Barcelona

Una de las características de la literatura (así como de otros aspectos) de los países de Asia Oriental desde finales del siglo XIX, ha sido encontrar una solución ante el complejo problema de compaginar tradición y modernidad. Es decir,mantener el programa ético-moral de Confucio y a la vez aportar un cambio cultural en el país. En China esta época revuelta no solo afectará al pensamiento sino también al lenguaje y concretamente al idioma. Hasta entonces la literatura y poesía estaban escritas en una lengua clásica que casi nadie entendía o leía (salvo una mínima parte de la población) .

Hú Shi, uno de los representantes mas reputados del movimiento de la Nueva Cultura —junto con Chen Duxiuo y Lu Xun—resumirá su propuesta en la siguiente frase:我手寫我口 (mi mano escribe lo que mi boca dice). Mientras que el wenyan continuase siendo la lengua literaria, el pueblo, la nación, no podría modernizarse. En respuesta a esta postura aparecerán publicaciones y obras escritas en baihua pero con el Movimiento del Cuatro de Mayo (1919) estas reivindicaciones adquirirán carácter nacional y el baihua será a partir de 1920, la única lengua escrita según decisión del gobierno, dando paso a la literatura china moderna.

Durante esta década autores como Lu Xun o Guo Moruo serán considerados como modelo a seguir por los jóvenes escritores. De hecho, pensadores como Guo Moruo (1892-1978) y su trabajo sobre la historia de China ante el marxismo establecieron los fundamentos para algunos ideólogos cuya línea marcará la política ortodoxa de Mao Zedong.

Pero así como esta nueva literatura ve la luz gracias a la revolución de 1911, también verá su final con otra revolución, la de Mao; toda la vida del país tendrá que adherirse a sus directrices, incluida, naturalmente, la literatura. El programa ideológico acusaba no solo a lo extranjero también declaraba enferma su propia cultura, pero ello no significará romper únicamente con la tradición; muchos artistas que se habían unido al movimiento comunistaverán pronto sus ideales frustrados por los acontecimientos. Mao Zedong (cuya influencia era cada vez mayor) consideró necesario aleccionar a estos jóvenes y en el Congreso de Yan'an (1942) como parte de una de las tantas campañas que Mao emprenderá , dejará claro que la literatura tenía que servir a la revolución y no educar a las masas, su cometido era escuchar al pueblo (es decir, campesinos, trabajadores y soldados) y aprender de ellos . Desde entonces hasta el fin de la revolución cultural (1976) las puertas a la creación literaria quedarán bloqueadas.









Posteriormente aparecerá una literatura social y enfocada en la narración del drama sufrido durante la época maoísta, la llamada «literatura de las cicatrices» (shanghen wenxue), representada entre otros por Yang Jian o Yu Luojiny con la llegada de obras del postmodernismo, existencialistas, realistas, durante la década del 80 se debatirá como «reinventar» la vieja tradición incorporando a su vez las nuevas corrientes. De aquí nacerá la «literatura de las raíces» (xengen wenxue) recuperando las minorías nacionales como la otra China pero sin la propaganda paternalista y pedagógica del periodo maoista. Y desde la China más profunda y primitiva (Han Shaogong, A Cheng, Li Rui, Zhang Wei ) veremos pasar la caricatura y lo grotesco con los neo-realistas Fang Fanga y una Can Xue con Kafka como gran referente.
Tras el ascenso de Deng Xiaoping al poder del Partido, durante el IV Congreso Nacional de Escritores y Artistas en 1979 se inicia un nuevo periodo en el que la reciente historia de China necesita ser narrada «en provecho de la patria» . Por lo que la literatura china moderna se caracteriza, quizá, mas por el gran número de autores que por la calidad de la misma, un número que incluye no solo la República Popular China, también Taiwán, Macao y los escritores chinos en Europa o América que escriben en inglés.

Durante una entrevista realizada a Yu Hua (uno de los más recientes descubrimientos literarios chinos), le preguntaron sobre la censura en su país, el autor respondió que quienes se encargaban de ello eran los editores, pero si bien es cierto que alguna vez había tenido problemas, nunca habían sido graves ya que estos (seguramente fieles a la frase de Deng Xiaoping de que no importa el color del gato mientras cace ratones) lo que buscan es hacer negocio y si Yu Hua es negocio, no serán ellos quienes sacrifiquen su obra .

1.2 Yu Hua( biografía y obra)

El escritor Yu Hua nació en 1960 en una pequeña ciudad de la provincia de Zhejiang en plena Revolución Cultural de Mao. Acabó sus estudios y trabajó durante cinco años como dentista, posteriormente encontrará trabajo en una oficina cultural local y en 1983 comenzará a escribir relatos y novelas. Su primera novela Leaving Home at 18 fue publicada en 1987 y le valió el reconocimiento de algunos círculos literarios de su país. En 1992 publicará To Live galardonada con el Premio Grinzane Cavour y será llevada al cine como Vivir por el director Zhang Yimou ganando el premio del jurado en el Festival de Cannes en 1994, lo que convertirá a Yu Hua en uno de los escritores más conocidos de China. En 2002 será el primer autor chino en ganar el prestigioso James Joyce Foundation Award.

Algunas de sus obras:

- Dejando casa a los 18

- El pasado y los castigos, ocho historias

- Vivir

- Hermanos

- Crónicas de un mercader de sangre

1.3 Resumen

Brothers es una narración en tercera persona de los acontecimientos de la ciudad de Liu y de su gente, de la mano principalmente, de dos hermanastros: Li Guangtou y Song Gang y de algunos de sus vecinos.Seremos espectadores de los sucesos que vivirán desde la turbulenta época del adoctrinamiento de la Revolución Cultural y desmanes de la Guardia Roja hasta los inicios de una meteórica apertura económica hacia el capitalismo.
Tras perder a sus padres y unidos por un juramento que hará Song Gang a su madre de proteger a su hermano menor Li, deberán sobrevivir a una época teñida de sangre y violencia. Aunque absolutamente diferentes en cuanto a personalidad, la alegría y la tragedia compartidas les hermanarán irremediablemente hasta que su posición ante la vida y una mujer, Lin Hong, les haga seguir un destino diferente.
Mientras Song Gang representa la China más humilde e idealista, Li Guangtou dará vida a la China más dura y práctica, la de la supervivencia. De este drama solo uno, Li Guangtou, sobrevivirá por encima y a pesar de todo ya que, en cierta forma, será causante de la muerte su hermano Song Gang, demasiado débil y enfermo, como lo estaba el país tras las dos últimas revoluciones y como sigue estándolo aún en el interior.

1.4 Comentarios

La obra nos presenta la historia de la China rural. Una china olvidada —y sin embargo mayoritaria— el campesinado, descubierto por Mao Zedong y ensalzado como modelo y ejemplo, como motor del futuro del país. Un motor que, en 40 años deberá convertirse al capitalismo más salvaje para sobrevivir en la nueva China del desarrollo económico de Deng Xiaoping. Esta obra ha sido objeto de controversia en China, y es que tanto para unos como para otros la imagen de la Revolución Cultural como la del capitalismo no quedan bien paradas, pues Yu Hua nos muestra la faceta mas dura y cruel de ambas.Provocador, nos muestra al pueblo chino y la historia del país con lo peor y lo mejor, pasando del humor más campechano y cotidiano a la descripción mas descarnada de los horrores humanos.


Como el autor dirá: Younger writers don’t like to see books that reveal the dark side of China;they live very comfortable lives; they don’t believe in the dark side of China; they are noteven aware of the hundreds of millions of people still living in extreme poverty.

1.5 Contextualización

1949, Mao proclama el nacimiento de la República Popular China mientras que los miembros del gobierno del Guomintang deben huir a Taiwan donde establecerán la República de China. La personalidad y pensamiento de este nuevo y carismático dirigente dominarán la vida cotidiana a través de una vigorosa propaganda por todo el país que le elevarán a la categoría casi divina. Tras una serie de críticas de Kruschev y otros miembros del mismo gobierno chino de excesivo protagonismo, en abril de 1956 Mao Zedong lanza el slogan «Dejemos que cien flores florezcan, dejemos que cien escuelas compitan» (baihuaqifang, baihuazhengming) —en la obra de Yu Hua habrá un momento en que llamarán a los dos jóvenes hermanos «Son las flores del país»—, en el que invitaba a los intelectuales a expresar críticas al régimen y a plantear propuestas. El 26 de mayo de 1956 el director de propaganda del Comité Central, Lu Dingyi, anunciará que el realismo socialista no era el único camino que podía seguir la literatura; pero lo cierto es que desde el triunfo de la revolución de 1949, e incluso antes (no olvidemos el Congreso de Yan’an) se habían producido similares peticiones y la experiencia había escarmentado a los intelectuales muchos de los cuales cayeron ante las campañas de persecución a disidentes y revisionistas.



Cuando surgen nombres como Liu Binyan o Wang Meng y unos cuanto intelectuales que, demasiado alentados, comenzaron a lanzar críticas cada vez más duras, Mao Zedong decidirá abandonar el modelo soviético, enviar a los disidentes al campo para que aprendan de los campesinos «la conciencia de clase» y emprender una serie de medidas económicas, sociales y políticas en lo que será una de las decisiones mas catastróficas de su gobierno: el Gran Salto Adelante.

Tras el fracaso del Gran Salto y a pesar de las políticas pragmáticas de Liu Shaoqi y Deng Xiaoping, Mao iniciará la Gran Revolución Cultural Proletaria en defensa de la lucha de clases contra el revisionismo, con una purga general. El clima de persecución a la actividad intelectual se acentuará adquiriendo un carácter fuertemente represivo. Todo lo que pudiese estar relacionado con la tradición, la privacidad o la cultura extranjera estaba prohibido. El Libro Rojo era la Biblia del momento y Mao, el Gran Timonel. En 1966, la campaña de los Guardias Rojos reclutó a una gran cantidad de jóvenes estudiantes de familias bien situadas, clausurándose escuelas secundarias y universidades. Carentes de una verdadera organización asolaron todo el país en una ola de violencia física, confiscaciones, saqueos, etc. El país se sumió en «el terror rojo» durante unos 10 años, hasta que el gobierno por medio de el Ejército Popular de Liberación decidirá acabar con sus desmanes eliminando las células más radicales.

«Before the Cultural Revolution, we were only 14 or 15 years old, and all the education we had was about class struggle, and gradually and automatically that was the only thing we believed in.»

Con la muerte Mao, la encarcelación y juicio de la Banda de los Cuatro y Deng Xiaoping en el poder, se iniciará un periodo de recuperación, principalmente económica que abrirá las puertas al capitalismo más extremo a través de la promoción de empresas privadas y la creación de joint-ventures con capital extranjero. Una nueva China en la que la brecha del desfase de poder adquisitivo y prosperidad se hará cada vez más amplia entre sus habitantes más afortunados y los menos.

1.6 Conclusiones

Yu Hua con su obra Brothers hace enfrentarse principalmente al lector chino con su propia historia, con sus virtudes y también sus defectos. Una historia donde la supervivencia ha sido una lección de larga duración para el pueblo chino. Y hace enfrentarse al lector no chino ante una realidad que no por lejana geográficamente, no ha de dejarnos indiferentes.

La capacidad narrativa de Hua es irónica, dulce y brutal pero también consigue una inquietante sensación de normalidad, como si la gente de Liu viviese en una constante aceptación de los acontecimientos.Ríe en lo cómico pero también en lo trágico. Dicen, que la risa es una forma de escape o defensa... una forma de sobrevivir.

La reciente historia de esa región asiática ha obligado a su población a adaptarse con rapidez a las decisiones políticas de sus líderes en un cambiante juego de poderes nacionales pero también internacionales, quizá ello les haya hecho ganar fuerza pero so pena de sucumbir por el camino a la pérdida de humanidad.




1.7 Bibliografía de consulta:



- Ching Mónica (2008) Literatura y cine: La literatura contemporánea china y su relación con el director de cine Zhang Yimou. Ponencia en http://www.economia.unam.mx/cechimex/AAC2008ii/PresentacionMonicaChing130208.pdf

- http://behindthewall.msnbc.msn.com/_news/2011/09/27/7995099-former-red-guard-breaks-silence-on-murder?lite

- Jiaqi, Yan &GaoGao (1996) Turbulent decade, a History of the Cultural Revolution, Shaps Library of Translations, University of Hawaii Press.

- Mishra, Pankaj (2009) The bonfire of China’s Vanities, The New York Times, Jan. 25, 2009, http://www.nytimes.com/2009/01/25/magazine/25hua-t.html?pagewanted=all

- Ollé, Manel, «Literatura postmaoista (1976-1989)» en Literatura xinesa moderna I contemporànea, http://www.upf.edu/materials/huma/central/historia/lite/temes/6postm.htm

- Poch, Rafael (2012) La literatura contemporánea china, en el torbellino de la modernización, La Vanguardia.com, sección Libros, 20 de mayo 2012, http://www.lavanguardia.com/cultura/20091015/53804043691/la-literatura-contemporanea-china-en-el-torbellino-de-la-modernizacion.html

- Prado Font, C.,Reliquen Eleta, A.,Martínez Robles, (199) Narrativas chinas. Ficciones y otras formas de no-literatura, Editorial UOC: Barcelona

- Rabut, Isabelle (2012) Un siècle de littérature chinoise moderne dans le miroir de la traduction française, en ArtsLivres, nº 46, Marzo 2012, http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=3&Title=RABUT+Isabelle+-+Un+si%E8cle+de+litt%E9rature+chinoise+moderne+dans+le+miroir+de+la+traduction+fran%E7aise


















jueves, 2 de agosto de 2012

Albert Tarragó: La ultima noche en Osaka

Inter
esante proyecto del artista Albert Tarragó con Japón como protagonista. Aunque aún en proceso confiamos en que esté a la venta pronto.

jueves, 26 de julio de 2012

Blog para los amantes de la literatura china





Caràcter xinès: Contar nuevo de historias viejas: Lu Xun. Contar nuevo de historias viejas. Ediciones Hiperión, 2001. 211 pàgines. Títol original: 故事新编. Traductor: Laureano Ramírez. De...

miércoles, 4 de julio de 2012

El Arte Islámico (y 3ª Parte)

La Música en el Mundo Islámico:

Dice la tradición que fue el característico andar del camello lo que determinó el primer metro musical fundando de este modo la rítmica así como las formas poéticas.

A pesar de que la música se encuentra absolutamente presente en las actividades cotidianas del mundo musulmán (salvo tristes y dramáticas excepciones donde el fanatismo gobierna), lo cierto es que ha sido cuestionada desde el mismo inicio del islam e incluso desde dentro del sufismo. En el Corán no existe ninguna prohibición sobre la música, en todo caso, ha sido en base a algunos Aḥādīth(1) sobre los que se ha sustentado la mayor o menor licitud de la música. Existen diferentes categorías: desde Ibn Taymiyya, que la clasificará como haram (lo que está prohibido), pasando por el propio Ibn 'Arabī que la considerará makruh (actos que aunque no están prohibidos es mejor evitar) hasta llegar a ciertas élites sufíes que lo consideran obligatorio: Maulanā Rūmī considerará la música y la danza (o mejor dicho el giro) como la propia vía espiritual(2). Ruzbehan de Shiraz dirá que el sama' está permitido al sufí, incluso le es obligatorio, pero es haram para el no iniciado.

Y es que los términos árabes musiqa(3) y ghinā (canto) no se utilizan en el sufismo, donde siempre se habla de sama' cuya raíz significa «escucha». La escucha está ligada a la comprensión. Y el pacto primordial "alastu" descrito en la azora(4) 7:172 es su fundamento, ya que el diálogo humano-divino se inicia justamente con la escucha de una pregunta surgida de las profundidades del silencio del alma . Este carácter de la música será denominado por los sufíes como el «lenguaje del silencio» (lisân-i bîzebâzân).

El silencio es la fuente de la que la música sufí extrae su música. Se asemeja en este aspecto a la tierra fecundada. El músico no sabe qué va a surgir del silencio, ni en qué momento, pero no puede dejar pasar el instante, tiene que estar allí cuando germen salga a la luz.(6)

Una de las condiciones que ha de cumplir la música o el/la cantante es su capacidad de «conmover emocionalmente» al escuchante; a esta propiedad se la denomina tarab, imprescindible así mismo para el tajuîd o recitación coránica. Por este motivo, la música fue un elemento de gran importancia en el cuidado y tratamiento de los enfermos, y concretamente, los enfermos mentales de los hospitales islámicos o bimaristan. En concreto tanto Al-Razi (854-932), Al Farabî (870-950) o Ibn Sina (980-1037) establecieron principios científicos relativos al tratamiento con los diferentes maqamât(7) en los desórdenes psicológicos ya que cada maqâm evoca una emoción diferente.


Hoy en día los medios de difusión y las nuevas tecnologías han cambiado costumbres y han permitido el acceso a los diferentes temas musicales a gran escala. Música profana, música clásica o tradicional y música devocional se entrecruzan por las calles y vericuetos de mercados y ciudades.

El ejemplo de la música otomana:

Creada por la corte y músicos populares, y enriquecida con importaciones persas y árabes tanto en términos como en instrumentos.

«La música Otomana es la cristalización del arte Otomano en sonido, así como lo fue la piedra en la arquitectura, un arte que los occidentales solían llamar “el arte sublime” en sus manifestaciones en tezhib (ornamentación dorada), nakş (miniatura), alfombras, hat (caligrafía) y ebru (papel marmoleado). Es una música que hace volar al hombre con su profundidad, expresando lo que yace más allá del tiempo en las melodías más simples». (8)


 Mether (música militar)
Dama otomana
Mevlevihane

Dentro del sistema de educación turco o Meşk, la Mevlevihane fue uno de los centros que más influyera en el ámbito musical. Institución dirigida por la cofradía sufí Mevleví y orientada al perfeccionamiento de la calidad humana por medio de técnicas de entreno corporal, intelectual y espiritual. Aunque su alma mater fue el maestro de Balkh(9), Yalâl-ud-dîn Rûmî, fue su hijo, Sultan Veled, quien inició la institucionalización y organización de la escuela y su ritual, el semâ(10). Las mevlevihane tuvieron gran importancia como escuelas donde las bellas artes: turca, árabe y persa, tales como la caligrafía, la ornamentación y la música se enseñaban. La mayoría de los compositores otomanos pertenecían a esta cofradía, entre ellos Derviş Mustafa, Itrî o Ismâil Dede así como muchos sultanes, vizires, grandes muftis y pashas fueron educados entre sus muros. Este tipo de música alcanzó su cima entre los siglos XVIII-XIX.

El tasawwuf o sufismo, halló pronto en la música y la danza dos medios excepcionales de expresión no meramente estética sino espiritual. Con todo, algunos sufíes fueron más allá. Música y danza no eran simples vehículos expresivos -catárticos en algunos casos- de una fuerza emotiva y pasional, sino que constituían en sí mismas el trabajo espiritual. Es el caso, por ejemplo, del mirífico poeta persa Hazrat Mawlânâ Yalal al-Din Rumí (1207-1273), inspirador de la tarîqa mevleví, la escuela sufí de los derviches giróvagos, conocida por el ritual del samâ' y la danza del giro... (11)

El ejemplo de la música de Irán:

Según el Profesor Daryus Shayegan, la cultura iraní de cara a la música, se caracteriza por un contexto «esquizofrénico cultural» dada la naturaleza contradictoria de sus dos fuentes: la persa antigua y el islam.

Antes de la llegada del islam las melodías cantadas o recitadas eran extraídas del Avesta, el libro sagrado del Zoroastrismo, los modos que hoy conocemos por dogah, segah chahargah, eran utilizados para cantar los gath(12) y el término rast (literalmente «verdad») para cantar las historias de los buenos actos o de las buenas personas. Tras la islamización, los músicos persas no desaparecieron, así tenemos al gran Zaryab o Zyriab (también conocido como “la perla negra” por su origen cuya influencia en Al-Andalus tanto en música, poesía o costumbres, tuvieron gran importancia. O al Farabi o Ibn Sina (Avicena) grandes teóricos de la música del ‘ud y ney, además de filósofos. Aunque como bajo otros cielos, la música también vivirá sus momentos de contradicción.

La música persa académica clásica (Musiqi Asil o Dastgah) es improvisada y se basa en una serie de gamas modales y acordes que han de ser memorizados. El repertorio o radif se divide en doce dastgah con más de 200 melodías cortas (gasheh) y tanto dastgah como gasheh tienen un nombre propio. Esta música es esencialmente vocal, y es el o la cantante quien deberá decidir que ambiente crear eligiendo el dastgah correspondiente y los poemas (de la literatura clásica y principalmente de maestros de la mística como Rūmī o Hafiz). En cuanto a los temas devocionales, a parte de la recitación coránica, en Irán existe el Noheh, o poesía improvisada de lamentación, principalmente dedicada a recordar el martirio del Imam Husayn y el drama de Karbalâ.

La Poesía, musicalidad escrita

Ya hemos recalcado la importancia en el mundo musulmán de la lengua del mensaje coránico —el árabe— y aunque no existen realmente registros de la poesía oral hasta el siglo VIII, según la tradición, también para el mundo pre-islámico árabe (época llamada de la ignorancia o yahilīa) fue un instrumento a través del cual los poetas describían el mundo. La lengua árabe caracterizada por distintos dialectos, tendrá como lengua común o Koiné lo que llamamos árabe clásico o fusha, la lengua en que fue registrado el Corán. Aunque existían escritos, la transmisión literaria y poética sería siempre oral aprovechando la ritmicidad de la propia lengua que, como dijimos, según la tradición adoptará la cadencia del paso del habitual medio de transporte y símbolo de nobleza y belleza en el desierto, el camello.

Su época de oro —que comprenderá los imperios Omeya y Abbasí hasta mediados del siglo XIII— será la de la famosa Dar al Hikma (la Casa de la Sabiduría de Bagdad), o de las escuelas de Kufa y Basra, fecundadas por las recepciones griegas y persas extendiendo su fama hasta Al Andalus y luego más allá de las fronteras de los Pirineos.

Al Azkanî dirá de la poesía: «elocuente, sencilla y comprensible», y es que la palabra árabe para la poesía, shi’r, significa no solo versificación, sino también la comprensión súbita, el sentir y también la palabra vello o cabello (¿o no se nos ha erizado el vello de placer en algún momento al oír una música o un poema?). Pero el resultado no será hijo de la inspiración, sino de la destreza, de la habilidad del poeta, del artesano. La obra ha de conseguir hacernos emocionar, hacernos comprender, hacernos vivir y compartir con los demás. La poesía es natham, es decir, algo que sigue un orden métrico y musical, característica que se conservará hasta la primera mitad del siglo XX.

Un ejemplo: La poesía sufí persa:

«Un viajero victoriano señaló una vez que Persia es un país donde la gente camina sobre alfombras de seda y habla el lenguaje de la poesía»(13) , de hecho también se dice que si bien la lengua árabe es la lengua de la Revelación, el persa es la lengua de los ángeles.

La poesía sufí persa está animada por una visión de la belleza divina, la Unidad y el amor divinos en juego, en el que al no existir diferencia entre femenino y masculino, el lector puede interpretar indistintamente que el Amor divino, el amor a Ella puede transformarse en el amor a Él. Así tenemos al majnûn (el loco) poseído por los genios del desierto de la Arabia, cuna del islam, que pasará a ser el loco de amor, cuya mayor representación la tendremos justamente en el joven Majnûn, el pastor enamorado de la bella Layla (la noche), convirtiendo a la mujer en la epifanía de la belleza y del amor divinos.



[Artíclo publicado en el portal Homines en Junio 2012]
(1)Plural de ḥadith, relato de hechos y dichos del profeta Muhammad. En árabe significa «tradición», originalmente completaban la costumbre (Sunna). Son la segunda fuente de la ley canónica.



(2)La música mevleví es melódica y «modal», es decir, está basada en maqāms, aire musical concretado tanto en su inicio, intervalo y final en unas notas determinadas. En ella voz e instrumentos van a la par: Tawhīd (ver 1ª y 2ª parte de este artículo)


(3)Del griego mûsîqî, la musiqâ determinará el aspecto teórico de la música, mientras que ghinâ, término pre-islámico, se ha mantenido en el uso corriente aunque asociado al de mûsîqâ.


(4)Azora o división en que se ha estructurado el mensaje coránico en su versión escrita (concretamente 114 azoras o capítulos)


(5)¿Acaso no soy vuestro Señor?


(6)Erguner, Kudsi (1996) El flautista sufí o el viaje del alma, http://unesdoc.unesco.org/ulis/cgi-bin/ExtractPDF.pl?catno=102890&look=default&ll=3&display=1&lang=eo&from=&to=

(7)Plural de maqām, sistema de modos melódicos empleados en la música tradicional árabe. Este término relativo a la música (tiene otros significados: lugar, rango…) aparecerá en tratados escritos en el siglo XIV por Al-Shaikh al-Safadî y Adulqadir al-Maraghi. El sistema microtonal está basado en escalas de 7 notas.


(8)Cinuçen Tanrıkorur en The Ottoman Music, http://www.turkishmusicportal.org/composer.php?id=49&lang2=en

(9)En Afganistán.


(10)Samā’ en lengua árabe


(11)Bárcena, Halil (2008) Rumi, música y sufismo. El samâ` de los derviches giróvagos en http://www.cetr.net/es/articulos/la_sabiduria_en/rumi_musica_y_sufismo

(12)Textos del Avesta.


(13)Dr. Hosein Elahi Ghomshei en http://www.drelahighomshei.com/e621.aspx



domingo, 1 de julio de 2012

La fotografía como herramienta revolucionaria en Bangladesh por Shahidul Alam





Traducción del artículo al español.
Shahidul Alam es un galardonado fotógrafo y activista por los derechos humanos con base en Dhaka, Bangladesh. En 1989, Alam fundó la Drik Picture Library, una librería de fotografía que ofrece una plataforma para que los fotógrafos locales puedan exponer su trabajo. Alam fue el primer galardonado asiático del Premio Mother Jones de Fotografía Documental, entre otros de sus numerosas premios. Su exposición Cross Fire de Mayo 2010 fue cerrada por la policía en Bangladesh, lo que llevó a protestas a nivel nacional lideradas por estudiantes y activistas de los derechos humanos.

Como fotógrafo dedicado a documentar sobre la gente del lugar y acontecimientos de Bangladesh, se preocupa por la falta de representación de fotógrafos locales en los países como el suyo. Alam alega que en comparación con los fotógrafos que visitan el país con pocos conocimientos de los temas locales, los nativos están mucho mejor preparados para capturar la vida local de manera imparcial.

A lo largo de los años, Alam se ha embarcado en numerosas iniciativas empleando la fotografía para dar voz a la lucha de los oprimidos. Alam estableció su propia galería en colaboración con el equipo de la Drik Picture Library creando una prestigiosa escuela de fotografía, la Pathshala South Asian Media Academy, para enseñar a jóvenes fotógrafos. Como parte de su activismo por los derechos humanos, Alam lanzó banglarights.net para informar al mundo sobre la situación de los mismos en Bangladesh. Alam también es un apasionado de la enseñanza de la fotografía para grupos que hasta ahora había tenido una baja representación en este campo, tales como las mujeres, niños trabajadores, periodistas rurales y de ciudad.

Alam insiste en que en buenas manos, la fotografía puede ser nada más y nada menos que revolucionaria como dice en el reportaje multimedia de referencia, «Está teniendo lugar una revolución silenciosa»

La banda sonora del video es la canción «My War Blues» de Cian Nugent.

ORIGINAL ARTICLE
Shahidul Alam is an award-winning photographer and human rights activist based in Dhaka, Bangladesh. In 1989, Alam set up Drik Picture Library, a photography library that provides a platform for local photographers to showcase their work. Alam was the first Asian recipient of the Mother Jones Award for Documentary Photography, among his numerous other awards. His May 2010 exhibition Cross Fire was closed down by the police in Bangladesh, which led to nationwide protests headed by students and human rights activists.

As a photographer dedicated to documenting local people and events in Bangladesh, Alam is concerned about the lack of representation of local photographers in countries like his own. Alam argued that compared to photographers visiting the country with little knowledge of local affairs, native photographers are better equipped to capture local lives in an unbiased way.

Over the years, Alam has embarked on numerous initiatives utilizing photography to voice the struggle of the oppressed. Alam established his own gallery in collaboration with staff from Drik Picture Library and set up a prestigious photography school, Pathshala South Asian Media Academy, to educate young photographers. As part of his human rights activism, Alam launched banglarights.net to inform the world about the human rights situation in Bangladesh. Alam is also passionate about providing photography education to formerly underrepresented groups in the field, such as women, working-class children, rural journalists and citizen journalists.

Alam is adamant that in the right hands, photography can be nothing short of revolutionary. As he argues in the above multimedia feature, "There is a silent revolution taking place."

The soundtrack of the above video uses the song "My War Blues" from Cian Nugent.


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